@Nine Louvel
François Mardirossian est un pianiste contemporain qui aime les musiciens de son temps. Quelques heureuses rencontres le décident à faire du piano sa vie : Marie-Annick Chamarande, Jean-Claude Vanden Eynden, Dominique Cornil, Svetlana Eganian et, bien sûr, Henri Barda, dont il reçoit de ses mains le Ventilateur d’Or en 2004 à Nancy.
Ses goûts l’amènent à jouer aussi bien Glass que Chopin, Keith Jarrett, Moondog, Frédéric Lagnau, Alan Hovhaness, Rachmaninov, Gurdjieff, Satie, Ann Southam, Emahoy Tsegué-Maryam Guèbrou, Dominique Lawalrée ou Mario Stantchev.
Il se produit régulièrement en concert en France et à l’étranger — énumérer tous les lieux de ses prestations serait assez fastidieux, on s’en passera donc.
Sorti en 2019, son premier disque en solo est consacré à Moondog, figure dont il est l’un des plus ardents défenseurs (le seul, c’est pour ça), et reçoit un CHOC Classica. S’ensuivent six disques chez Ad Vitam Records, tous déjà adorés par lui-même et par quelques oreilles ouvertes : (Satie, Keith Jarrett, Hovhaness, Glass, Moondog (bis)).
Il est également co-directeur du festival de musique contemporaine Superspectives, qui se déroule à Lyon, et, depuis la rentrée 2024, conseiller artistique de La Trinité, nouvelle scène des musiques baroques et irrégulières.
Et sinon, il aime lire et écrire sur la musique, mais pas que : la preuve, il est fier d’avoir publié un recueil de poésie sur sa chère ville de Bruxelles.